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« Le Centenaire du Soldat inconnu »
Du 4 au 18 novembre 2020
Exposition photographique dans les douves Nord des Invalides

 

La tombe du Soldat inconnu est une sépulture installée à Paris sous l’Arc de Triomphe depuis le 11 novembre 1920. Elle accueille le corps d’un soldat non identifié, mort lors de la Première Guerre mondiale et reconnu français, pour commémorer symboliquement l’ensemble des soldats qui sont morts pour la France au cours de l’histoire. Sur la tombe du Soldat inconnu on peut lire : « Ici repose un soldat français mort pour la Patrie - 1914 - 1918 ».La tombe du Soldat inconnu est une sépulture installée à Paris sous l’Arc de Triomphe depuis le 11 novembre 1920. Elle accueille le corps d’un soldat non identifié, mort lors de la Première Guerre mondiale et reconnu français, pour commémorer symboliquement l’ensemble des soldats qui sont morts pour la France au cours de l’histoire. Sur la tombe du Soldat inconnu on peut lire : « Ici repose un soldat français mort pour la Patrie - 1914 - 1918 ».

À l’occasion de la commémoration du Centenaire du Soldat inconnu, le gouverneur militaire de Paris, la Ville de Paris et la Flamme sous l’Arc de Triomphe s’associent pour vous proposer une exposition inédite sur l’histoire du Soldat inconnu. De l’origine du choix du soldat en novembre 1920, aux cérémonies qui lui rendent hommage depuis cent ans maintenant, cette exposition a pour objectif de revenir sur ­l’histoire d’un soldat anonyme, choisi pour devenir le symbole de l’hommage rendu par la Nation aux soldats morts au combat.

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Le Soldat inconnu : du champ de bataille à l’Arc de Triomphe, l’histoire d’un Soldat anonyme devenu symbole de la Nation

Le 11 novembre 1920, il y a tout juste cent ans, le Soldat inconnu était inhumé sous l’Arc de Triomphe. Des prémices de la volonté de commémorer le sacrifice des soldats morts au combat à la désignation du combattant destiné à devenir le Soldat inconnu, voici l’histoire d’un symbole centenaire.

1916 : La Première Guerre mondiale n’est pas encore terminée que l’idée d’inhumer la dépouille d’un soldat inconnu pour rendre hommage à ceux tombés sur le champ de bataille germe déjà dans l’esprit du président du Souvenir Français de Rennes. « Pourquoi la France n’ouvrirait-elle pas les portes du Panthéon à l’un de nos combattants ignorés ; mort bravement pour la patrie, avec, pour inscription sur la pierre, deux mots : « un soldat », deux dates : « 1914 - 1917 » ? Cette inhumation d’un simple soldat sous ce dôme, où reposent tant de gloires et de génies, serait comme un symbole ; et plus, ce serait un hommage rendu à l’armée française tout entière ».

Il faudra attendre la fin de la Grande Guerre pour que se concrétise cette idée. La nécessité de rendre hommage à ceux qui se sont sacrifiés s’impose alors à la population française qui sort meurtrie et endeuillée du conflit.

Le 14 Juillet 1919, lors du défilé de la Victoire, un hommage à l’armée victorieuse est organisé. Georges Clemenceau décide de faire défiler l’armée sous l’Arc de Triomphe selon l’usage antique. Un millier d’invalides passent en premier, suivis par les maréchaux de France, l’Etat-major interallié et l’armée française. A côté de l’arc, la foule se recueille auprès d’un grand cénotaphe portant l’inscription « aux morts pour la Patrie ». 

Mais la question de l’hommage aux morts, organisé exceptionnellement pour le défilé de la Victoire, reste non résolue. Diverses idées sont alors proposées : inhumer un soldat inconnu au Panthéon, faire graver le nom des morts sur les murs de leurs anciennes maisons, créer une journée de deuil national, ou construire un monument particulier aux environs de Paris.

Parmi les pistes évoquées, celle de l’inhumation d’un soldat anonyme est privilégiée. Seul le lieu reste alors à déterminer : si le Panthéon a un temps été évoqué par les autorités, c’est finalement l’Arc de Triomphe qui est choisi en 1919. Le monument voulu par Napoléon pour commémorer les victoires de l’armée française s’impose comme l’emplacement idéal pour accueillir ce soldat anonyme représentant l’ensemble de ses frères d’armes morts pour la patrie.  

Le 10 novembre 1920, sous la présidence d’André Maginot, ministre des Pensions et lui-même mutilé de guerre, c’est à la citadelle de Verdun que se tient la cérémonie destinée à choisir le soldat à inhumer. Huit dépouilles de combattants inconnus, exhumées dans les huit régions où se sont déroulés les combats les plus meurtriers sont placées dans la chapelle ardente dont la garde d'honneur est confiée à une compagnie du 132e régiment d'infanterie.

C’est à Auguste Thin, soldat de 21 ans, plus jeune engagé volontaire de son régiment et pupille de la Nation, que revient la lourde tâche de désigner le futur soldat qui reposera sous l’Arc de Triomphe. Ecrasé par l’émotion, Auguste Thin fait le tour des cercueils avant de s’arrêter devant le sixième. Plus tard, quand on lui demandera la raison de son choix, il expliquera qu’il appartenait au 6e corps et que son régiment était le 132 (1 + 3 + 2 = 6).

Dès le lendemain, soit le 11 novembre 1920, le cercueil quitte Verdun pour Paris. Installé dans une chapelle ardente au sein du monument, il faudra attendre le 28 janvier 1921 pour que la mise en terre du cercueil soit effectuée au centre de l’arche, à l’endroit où il repose encore aujourd’hui.

Depuis 1923 brûle en continu sur la tombe du Soldat inconnu la Flamme éternelle. Allumée pour la première fois le 11 novembre 1923 par André Maginot en présence du général Gouraud, gouverneur militaire de Paris, elle symbolise le souvenir des morts et la volonté de vivre de la Nation. Chaque soir, à 18h30, elle est ravivée par le Comité de la Flamme.

En l’espace de cent ans, le Soldat inconnu est ainsi devenu le témoin incontournable de la reconnaissance de la Nation envers l’ensemble des soldats tombés lors des conflits d’hier et d’aujourd’hui.


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