combats1940
"Comme en 40 !" une série produite par l’ECPAD pour le ministère des Armées.

L’ECPAD propose une websérie consacrée à plusieurs dates clefs de l’année 1940.

À travers dix épisodes de deux minutes réalisés à partir des archives conservées par l’ECPAD et diffusés de mai à novembre 2020, la série Comme en 40 ! retrace les batailles du printemps 1940 et permet « de rappeler des faits historiques, certains connus, d’autres oubliés, qui attestent tous du courage et de la valeur de ceux qui les ont menés » (Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées).

Lancée le 25 mars, l’opération Résilience est dédiée au soutien des services publics et de la population dans les domaines de la santé, de la logistique et de la protection. Elle mobilise l’ensemble des armées, directions et services.

La coordination des missions avec les autorités civiles s’appuie sur des principes d’action, un cadre juridique précis et une chaîne de commandement militaire, l’Organisation territoriale interarmées de défense.

À découvrir dans cette vidéo.

Pour aller plus loin :
https://www.youtube.com/watch?v=kwYJmMwHadw
https://m.youtube.com/watch?v=ltYMnCrYTuY

01

Depuis le 25 mars dernier, de nombreuses opérations ont été menées par les armées et l’ensemble de leurs directions et de leurs services. Pour la région Ile-de-France, ces missions sont commandées et coordonnées par l’état-major de zone de défense de Paris (EMZD-P).

Retour sur les missions qui ont été menées dans la région :

🔴 Volet sanitaire :

  • Le plot aéro-sanitaire à Orly a assuré le transfert de 41 patients vers les hôpitaux de province. Des transferts qui ont joué un rôle important pour soulager les hôpitaux franciliens saturés. Ces transferts sont pour le moment suspendus mais le plot aéro-sanitaire reste en veille.
  • La brigade de sapeurs-pompiers de Paris a été renforcée durant 2 semaines par un détachement de 25 auxiliaires sanitaires du régiment médical (RMED).
  • Les hôpitaux d’instruction des armées (BéginPercy), comme l’ensemble des HIA, se sont réorganisés pour augmenter leur capacité de prise en charge de malades et restent entièrement mobilisés pour prendre en charge les patients du covid19.
  • Depuis le 1er avril, 2 détachements de soutien de la BSPP ont été déployés dans les HIA de Percy et Bégin.
  • Une mise en place de capacités de désinfection approfondie et de conseil spécialisé a été faite au profit des institutions.

 

🔴 Volet logistique :

  • Déploiement d’officiers de liaison de l’EMZD-Paris et du Centre des transports et transits de surface de Montlhéry au sein de l’Agence régionale de santé Île-de-France pour coordonner la gestion des flux d’équipement et de protection médicale.
  • Mise en place d’unités sanitaires au profit des hôpitaux Saint-Anne, la Pitié Salpêtrière, Saint-Antoine, et Charles Foix dans le but de soulager les hôpitaux de tâches indispensables et non spécialisées devenues difficiles à satisfaire.

 

🔴 Volet protection :

  • Protection de l’HIA de Percy et du centre hospitalier des Quatre villes de Sèvres.
  • Surveillance renforcée de 5 sites sensibles dont 3 usines de production de gel hydro-alcoolique dans le Val-d’Oise et de sites industriels situés en Seine-et-Marne.

02

2020 04 10 01

Du 1er au 4 avril dernier au soir, les aéronefs du plot aérien de l’opération Résilience en Île-de-France ont effectué le transfert de 45 patients gravement atteints du Covid19 au départ de l’aéroport d’Orly vers les hôpitaux de province non saturés.

Composé de trois Caracal, de deux Puma, d’un Casa et d’un A400 positionnés en alerte sur la base aérienne 107 Villacoublay, le déploiement de ce plot est une première en métropole pour l’armée de l’Air. Conformément aux objectifs et en appui aux moyens civils, le dispositif a permis de libérer des places en réanimation dans les hôpitaux de la région parisienne.

Depuis, à l’exception des Caracal, tous les aéronefs sont retournés sur leur base d’appartenance où ils maintiennent l’alerte « évacuation sanitaire » à 2 heures et se tiennent prêts, selon les besoins du ministère des Solidarités et de la Santé, à reprendre les transferts de patients.

Dans le même temps, mercredi, jeudi et dimanche derniers, 4 transferts de soignants de province vers Paris ont été effectués par un C-160 Transall, un C-130J et un KC-130J de l’armée de l’Air. Ces rotations ont permis l’acheminement de plus d’une centaine de soignants vers la région parisienne. Ce personnel était soit de retour d’un transfert de patients par la SNCF, soit volontaire pour rejoindre la région.

2020 04 08 01

Depuis mardi, une dizaine de militaires se relaie au centre hospitalier Sainte-Anne, dans le 14e arrondissement de Paris. Ce centre, spécialisé en neurochirurgie, accueille désormais dans ses murs une véritable plateforme logistique.

Dans le cadre de l’opération Résilience, des militaires appartenant à la 3e compagnie du 1er régiment d’infanterie de Sarrebourg et du bataillon de commandement et de soutien de la brigade franco-allemande, ont été mobilisés pour y apporter leur soutien.

Leurs missions chaque jour :

  • organiser la répartition du matériel médical à destination des hôpitaux parisiens, avant de se charger des livraisons (au total près d’une trentaine de sites sont ainsi approvisionnés quotidiennement) ;
  • apporter leur soutien à la restauration, la manutention de matériels à usages unique, et leur aide au tri des donations de l’hôpital reçues par des industries (charlottes, sur-chaussures et combinaisons).

2020 04 08 02

2020 04 06 villa 0101

Depuis le 1er avril 2020, la base aérienne 107 reçoit les moyens aériens de l’armée de l’Air déployés dans le cadre de l’opération « Résilience » en Île-de-France. Tous participent au désengorgement des hôpitaux parisiens en facilitant le transfert des patients vers les hôpitaux de province et en veillant à la préservation des capacités opérationnelles. 

Transférer les patients, un défi

Pour effectuer les transferts des patients, atteints du COVID19, la base aérienne 107 supporte des hélicoptères Caracal et Puma des bases aériennes de Cazaux et de Solenzara mais aussi un CASA de la base aérienne d’Évreux et un A400M de la base aérienne d’Orléans.

Maillon essentiel du pont aérien sanitaire mis en place entre la région parisienne et la province, la base aérienne 107 permet aux moyens air de rejoindre en sécurité l’aéroport d’Orly pour embarquer les patients et les secouristes vers les différentes structures hospitalières en régions. Le 2 avril dernier, au moins 10 patients ont été transférés à destination de Caen et d’Angers.

Le CASA comme le Caracal permettent l’évacuation de deux patients intubés et ventilés artificiellement. Le personnel soignant est en partie issu des convoyeurs de l’Escadrille aérosanitaire (EAS) de la base aérienne. Les équipes de l’EAS, expertes en évacuation aérosanitaire en opérations extérieures, mettent à profit leur expérience pour soutenir leurs concitoyens.

L’expérience acquise lors des missions de Search and Rescue (SAR) effectuées au profit des populations toute l’année concourt également à la réussite de la mission. Le lieutenant-colonel Nicolas commandant l’escadron d’hélicoptères 1/67 « Pyrénées » rapporte que la principale différence réside dans l’attitude. Habitué aux situations nécessitant une prise en charge médicale d’urgence dans un hôpital, pour cette crise, il s’agit de prendre son temps pour préserver la santé du patient : « Près de 40 minutes sont nécessaires pour transférer un malade dans un Caracal. »

Se protéger pour mieux opérer

Une fois leur mission effectuée, les aéronefs reviennent sur la base aérienne 107 où les équipes de décontamination air (EDA) mettent en œuvre leur savoir-faire spécifique pour assurer la désinfection du personnel comme des appareils. Deux chaines de désinfection sont dédiées aux équipages et aux soignants où un espace est entièrement dédié aux femmes. Une chaine spécifique permet le nettoyage du matériel comme les bouteilles d’oxygènes ou les casques du personnel. Lorsqu’un soignant arrive, il porte une tenue de protection, des gants, un masque, des sur-chaussures. Ce sont les équipements de protection individuel.

Pour restreindre au maximum les risques, le poste de pilotage et la soute constituent deux compartiments distincts séparés par une cloison.

Armés par les pompiers de l’air, les EDA de la base aérienne 107 s’appuient sur les renforts des bases aériennes d’Orléans et de Cazaux dont la section d’intervention NRBC. Cette dernière dispose d’une expertise supérieure au niveau de l’armée de l’Air. 

2020 04 06 villa 0102b

2020 04 06 01

Depuis le début de la crise sanitaire, et en lien avec le ministère des Solidarités et de la Santé, les armées mettent en œuvre des moyens importants pour participer au transfert des personnes gravement atteintes par le Coronavirus depuis les hôpitaux les plus saturés afin de faciliter leur prise en charge dans des structures hospitalières plus disponibles.

C’est une véritable opération dans l’opération qui a été montée avec un dispositif interministériel puissant et inédit.

Depuis le mercredi 1er avril, l’aéroport de Paris-Orly, fermé au public et n’accueillant plus de vols commerciaux, est devenu un véritable plot aéro-sanitaire. Un centre médical d’évacuation géré parle ministère des Solidarités et de la Santé y a été mis en place en étroite coopération avec le groupe ADP.

Trois hélicoptères Caracal de l’escadron d’hélicoptère 1/67 Pyrénées, deux hélicoptères Puma de l’escadron d’hélicoptère 1/44 Solenzara et un avion de transport Casa de la 64e escadre de transport d’Évreux ont intégré la flotte des vecteurs aériens disponibles pour prendre en charge quotidiennement de nombreux patients atteints du Covid-19 en Île-de-France afin de les transférer vers des centres hospitaliers situés dans des régions moins touchées par le virus. Un A400M Atlas de la 61e escadre de transport d’Orléans est également arrivé jeudi soir afin de renforcer ce plot avancé et en augmenter la capacité de transport.

L’état-major de zone de Défense de Paris, qui commande l’opération Résilience en Île-de-France, a déployé un officier de liaison au sein du centre de coordination des évacuations de l’aéroport et participe à la coordination des missions réalisées par les aéronefs de l’armée de l’Air au sein de ce dispositif inter-services.

2020 04 06 02

2020 04 03 01

Les armées mettent en œuvre des moyens importants pour participer au transfert des personnes gravement atteintes depuis les hôpitaux les plus saturés. L'objectif : faciliter, en lien avec la direction générale de la santé, leur prise en charge dans des structures plus libres.

Depuis le 1er avril, l’armée de l’Air apporte son soutien aux moyens civils au profit des patients d’Île-de-France atteints du Coronavirus. Retour sur ces opérations d’exception :

Le 1er avril

  • Rapatriement par UKC-130J de la base aérienne 123 d’Orléans du personnel soignant du SAMU de Paris ayant transféré des patients du Covid-19 vers Brest par TGV.
  • 1ers décollages de Caracal de l’armée de l’Air depuis Orly pour transférer des patients d'Île-de-France atteints du coronavirus vers Caen et Angers.

Dans la nuit du 1er au 2 avril

Un C160 de l’armée de l’Air a effectué un vol depuis Marseille vers Paris avec à son bord des soignants en renfort pour les hôpitaux d'Île-de-France.

Le 2 avril

  • L’armée de l’Air a engagé deux hélicoptères Puma pour procéder au transfert depuis Orly vers Caen de patients atteints du Coronavirus.
  • Un Casa de l’armée de l'Air a permis, en coordination avec le personnel sanitaire civil et militaire, le transfert de 2 patients atteints du Coronavirus depuis l’Île-de-France vers la Roche-sur-Yon.

Les transports sanitaires se poursuivent depuis l'aéroport d'Orly. Des opérations complexes et indispensables qui sont menées avec professionnalisme par les différents services civils et unités militaires impliquées. 

2020 04 03 02bis

01 article

Confrontée à une sollicitation particulièrement forte, la BSPP augmente sa réponse opérationnelle en demandant l’appui d’unités de l’armée de Terre.

Cette aide se traduit par le renfort de soldats formés aux techniques de secourisme provenant du régiment médical. Dès leur arrivée en centre de secours, ces soldats vont intégrer les équipages de véhicules de secours à victimes pour participer aux interventions relatives au COVID-19 aux côtés de leurs camarades pompiers de Paris.

Cette mission a été définie en coordination étroite entre la BSPP, la préfecture de police et l'état-major des armées. Le personnel engagé est parfaitement formé aux missions de secourisme et respecte rigoureusement les règles sanitaires prescrites par les autorités depuis le début de la crise COVID-19.

Ce renfort exceptionnel correspond pleinement à l’esprit de l’opération Résilience et au concours apporté par les armées au dispositif interministériel de lutte contre la pandémie.

Il s’agit pour les armées d’aider la population en apportant des moyens et des savoir-faire militaires dans une crise sans précédent, tout en continuant à protéger la Nation à travers ses différentes missions sur le territoire national comme en opération extérieure.

02

Depuis l’appel au don lancé par le 1er Ministre, du matériel sanitaire arrive en permanence de toute la région à l’agence régionale de santé (ARS) Île-de-France pour être redistribué. L’ARS a fait appel à l’aide de l’armée pour organiser cette dotation d’urgence.

Afin de la renforcer dans son travail stratégique, l’état-major de la zone de défense Île-de-France a mis à sa disposition un officier de liaison, lien important entre les structures médicale et militaire d’Île-de-France. Cet officier participe également à l’organisation des transferts sanitaires vers les structures hospitalières de province.

Un officier du Centre des transports et transits de surface (CCTS), spécialisé en gestion logistique, a également été détaché auprès d’elle dès le 20 mars. Il organise recherche, réception, contrôle et distribution du matériel sanitaire. Les pharmaciens de l’ARS opèrent avec cet expert logistique un contrôle strict des lots reçus : date de péremption, qualité des élastiques, absence de moisissure et de toute avarie. Le matériel jugé opérationnel est ensuite mis à disposition des établissements médicaux, sociaux et médico-sociaux qui ne relèvent pas du réseau des établissements médicaux. Médecins, EHPAD, écoles ou associations d’aide aux sans-abri présentent leurs besoins. L’ARS calcule le matériel pouvant leur être attribué et leur prépare des colis qu’ils viennent chercher sur place, masqués, comme l’est tout le personnel de la structure.

L’ARS gère, avec l’aide de l’armée, un stock de 3,5 millions de masques, pour un flux quotidien d’environ 500 000 masques.

Dans le cadre de l’opération Résilience, l’armée met à disposition tous les moyens utiles à la résolution de cette crise d’ampleur inédite.

En naviguant sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies, ce qui nous permet de vous proposer des contenus adaptés à vos centres d'intérêts.